Le mois de l'architecture

Un dernier bain au Foyer St Ilpide

Jeudi 16 mai 2013 au foyer St-Ilpide de Mende

Un dernier bain - Exposition de photos, de Soraya Hocine

Avant la destruction du foyer Saint-Ilpide, anciens bains publics de Mende construits  en 1933, la photographe Soraya Hocine proposera une série de portraits de particuliers et d'association en tenue de bain dans le bâtiment.

 

Des bains publics à « l’Espace  évènement  » de  Mende.

Exposition : Retour  historique  et  architectural  sur ce bâtiment  en regard des maquettes du futur  projet  de «  l’Espace évènement » qui prendra la place du foyer Saint-Ilpide.

 

Jeudi 16 mai 2013

 

A partir de 10h : Exposition

18h30 : vernissage de l’exposition en présence de l’artiste Soraya Hocine

19h30 : La baignoire, performance burlesque en baignoire par Fred Pfluger, l’Epate en l’air Cie.

Spectacle familial.

 

Un évènement organisé par le Pays d’art et d’histoire Mende & Lot en Gévaudan, la ligue de l’Enseignement – Fédération de Lozère et la mairie de Mende,

avec le soutien de la DRAC L.R.

 

 

Renseignements au 04 66 49 00 30 www.fol48.org / www.pah‐mende‐et-lot.fr

 

Séances Photos pour préparer l'exposition

Le xxe siècle est marqué par un début de déclin économique. La fin progressive de l'industrie lainière, la Première Guerre mondiale et sa suivante dépeuplent la ville. Entre 1931 et 1934 sont construits les bains-douches, devenus depuis le foyer Saint-Ilpide, et situé sur la place du Foirail.


Des bains douches : une action de salubrité publique

L'Hygiène du corps : les établissements de bains-douches

 

Depuis longtemps, l’hygiène fait figure de rempart contre la progression des maladies infectieuses. Au-delà du caractère normatif visant le bon état physique et moral de la population laborieuse du XIXe siècle, l’hygiène modifie profondément les comportements et les mentalités. L’industrie sanitaire se fait l’écho des hygiénistes en commercialisant un important matériel sanitaire. Lorsque l’on connaît la réticence de la bourgeoisie à utiliser ce matériel, qu’elle possède pourtant à domicile, que dire des populations qui vivent dans les taudis. Les premiers H.B.M. eux-mêmes, s’ils proposent enfin un grand confort avec l’eau sur l’évier et un W-C particulier, négligent totalement l’aspect cabinet de toilette. Mais la mortalité galopante due à la propagation de la tuberculose incite les édiles, par crainte de la contagion, à se préoccuper de l’hygiène des plus démunis.

 

Les conseils municipaux se préoccupent de l’hygiène


C’est durant les années de l’entre-deux-guerres que la construction d’établissements de bains-douches se multiplie. Avec l’augmentation massive de l’exode rural vers les villes, les taudis prolifèrent. Les municipalités de banlieue et de villes de province créent des structures sociales pour aider leur population majoritairement ouvrière à vivre plus dignement.
Beaucoup répondent au style Arts déco en vogue à cette époque.
Ses lignes rigoureuses et symétriques se combinent avec une ornementation aux motifs géométriques en céramiques et mosaïques polychromes.
Salle de bain année 1925/1930. Bains /Douches Villa Leïhorra à Ciboure. ( Vu sur France 3 des racines et des ailes le 3 mars 2011 sur l'art déco au Pays Basque )  Salle de bain avec au dessus une verrière.  Verre de Paul Daum.
Salle de bain année 1925/1930. Bains /Douches Villa Leïhorra à Ciboure. ( Vu sur France 3 des racines et des ailes le 3 mars 2011 sur l'art déco au Pays Basque ) Salle de bain avec au dessus une verrière. Verre de Paul Daum.

Quelques constructions des années 1930